TheUrbanPoetry
 

The urban space. It breathes through the lungs of its people. It is a forest of human constructions, which daylight shapes in thousands of ways, while nightlights reveal its soul.

Here are some of these urban moments. Poetry in the name of simplicity.

J.J.

 
 

A photography project to look at the beauty of simplicity.

La photographie de rue ne consiste pas seulement à créer des photographies aléatoires dans un contexte urbain. Ce dernier ne peut pas à lui tout seul, jouer l'intégralité du rôle. La photographie de rue, c'est avant tout être sensible à la manière dont la lumière, peu importe sa nature, parvient à sculpter la scène. La manière dont le sujet rentre sur scène. Et la manière de composer son image pour au final créer un tableau de cet instantané urbain. Car la même photographie, prise à un autre moment, avec d'autres conditions de lumière, peut très vite ne plus avoir le même effet. 

Certes, c'est une histoire d'être au bon endroit au bon moment, mais parfois, il s'agit de repérer le bon endroit, et de trouver, voire attendre le bon moment, la lumière ambiante pouvant très vite changer.

Alors pourquoi le noir et blanc? Ce style qui semble être une "signature" incontournable des "street photographers". Et bien parce qu'en ôtant les couleurs de l'image, l'esthétique de cette dernière ne peut plus que miser sur les jeux d'ombres et de lumières. Je ne dis pas que les couleurs n'ont pas leur place dans ce genre, bien au contraire, mais le noir et blanc apporte ce petit plus dans la simplicité que peut dégager une scène urbaine, et c'est de cette simplicité qu'immerge la poésie.

 
Barbara_Schopfer.png

The "Prints" or how to bring craft industry, social cause and art together.

En imprimant un jour dans mon studio, quelques uns de mes clichés, et en les encadrant, j'ai remarqué à quel point ce produit fini apportait une nouvelle dimension esthétique à l'image. Ne voulant pas me lancer dans une vente un peu prétentieuse de mes propres images, j'ai cherché un "modèle économique" qui me parlerait plus personnellement. Pour moi, il fallait que cet objet aille au-delà de la dimension artistique en faisant appel à mes autres sensibilités. Celle du "fabriqué localement" d'une part, et celle du "pas que pour mes poches" d'autre part. 

C'est alors que j'ai pris contact avec une encadreuse artisanale à Fribourg, Barbara Schopfer, avec qui nous avons fait le choix de la meilleure solution d'encadrement possible pour ces photographies noir et blanc imprimées par mes soins sur du papier mat de qualité. Nous avons opté pour un cadre en aluminium brossé  d'un gris très foncé, avec un passepartout sur deux niveaux. Une manière non seulement de créer un bel objet de qualité, mais aussi de soutenir l'artisanat local.

 
 

Quant à l'aspect "pas que pour mes poches", l'idée de pouvoir verser une part de la somme à une association a très vite émergé en moi. Il fallait alors trouver une association locale à Fribourg, qui d'une part, pourrait concrètement profiter d'un petit apport, et d'autre part, avoir un "lien" avec la photographie de rue. Parce que dans ce contexte, l'idée est que l'espace urbain "m'appartient" en tant qu'artiste, c'est l'association "Mille Sept Sans", une association qui lutte contre le harcèlement de rue, qui a retenu mon attention. L'idée complémentaire que l'espace urbain "appartient" aux femmes, dans le sens où ces dernières ont le droit de pouvoir y vivre sans la peur constante d'être harceler. 

Un "modèle économique" qui en incluant tous les frais annexes me permet d'aboutir à un prix dont le seul éventuel bénéfice me permet de soutenir ce projet. Donc en achetant un "print", une impression A3 encadrée, vous ne faites pas que de soutenir mon travail, mais celui d'une artisane et d'une association.

J.J.